Communiqué de presse
Communiqué de presse présentant la signature de la charte Canopée par les candidats aux municipales pour mieux encadrer l’utilisation du bois-énergie.

Municipales 2026 : Des candidats s’engagent à encadrer le bois-énergie pour protéger nos forêts

Communiqué de presse présentant la signature de la charte Canopée par les candidats aux municipales pour mieux encadrer l’utilisation du bois-énergie.

Publié le Rédigé par Canopée

Angers, le 12 mars 2026. Des candidats aux élections municipales et métropolitaines de Paris, Lyon, Nantes, Tours, Clermont, Angers, Dijon et Besançon s’engagent à mieux encadrer l’utilisation du bois-énergie dans les réseaux de chaleur de leurs communes, afin de protéger les forêts. 

Parmi les signataires figurent : 

  • Emmanuel Denis, maire de Tours et candidat à sa réélection ; 
  • Marie Quinton, candidate à la mairie de Tours ;
  • Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et candidat à sa réélection ; 
  • Claire Grunenwald, candidate à la mairie de Lyon ;
  • Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris ; 
  • Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, candidat à sa réélection ; 
  • Marianne Maximi et Yannick Cartailler, candidats à la mairie de Clermont-Ferrand ; 
  • Johanna Rolland, maire de Nantes et candidate à sa réélection ; 
  • Margot Medkour et William Aucant, candidats à la mairie de Nantes ; 
  • Romain Laveau, candidat à la mairie de Angers ; 
  • Michel Haberstrau, candidat à la mairie de Dijon ; 
  • Séverine Véziès, candidate à la mairie de Besançon. 

Ces candidates et candidats ont signé une charte d’engagement dans l’objectif de réviser les cahiers des charges d’approvisionnement des réseaux de chaleur de leurs métropoles [1]

Dans plusieurs grandes villes françaises, une partie du chauffage urbain repose sur des réseaux de chaleur collectifs alimentés notamment par du bois-énergie.  

Lorsque ce bois provient de coproduits de scieries ou d’une gestion forestière réellement durable, ces réseaux peuvent constituer une solution de chauffage pertinente pour accompagner la transition énergétique. 

Mais ces dernières années, des dérives ont été observées. En avril 2025, notre association a révélé dans une vidéo qu’une partie du bois utilisé pour alimenter le réseau de chaleur de la métropole de Tours provenait d’une coupe rase d’une forêt feuillue, principalement composée de chênes, réalisée dans l’Indre hors de tout cadre légal par la coopérative Alliance Forêts Bois. Ce bois a ensuite été utilisé pour alimenter une chaufferie biomasse exploitée par Dalkia [2]

Face à ces pratiques, Canopée a proposé aux candidates et candidats aux élections municipales de certaines métropoles équipées de réseaux de chaleur de revoir les cahiers des charges encadrant l’approvisionnement en bois des réseaux de chaleur.  

Une charte d’approvisionnement a été élaborée par l’association, en partenariat avec Sylv’acctes, afin de garantir que le bois utilisé pour chauffer les villes ne contribue pas à la dégradation des forêts. 

Parmi les principales règles de cette charte figurent : 

  • le refus du bois issu de coupes rases, sauf exceptions très limitées ; 
  • la traçabilité complète du bois jusqu’à la parcelle forestière ; 
  • la garantie d’un approvisionnement local, avec un rayon moyen maximal de 100 kilomètres (cette règle ne s’appliquant pas pour Paris). 

Pour Bruno Doucet, chargé de campagnes pour les forêts françaises de Canopée : « Brûler du bois pour chauffer nos villes est une solution à double tranchant. Si le bois provient de sources réellement durables, cette solution peut être vertueuse. Mais si le bois provient de coupes rases de nos forêts françaises, ou de déforestation à l’étranger, cette option est contre-productive pour le climat et l’environnement. Il est essentiel que les villes équipées de réseaux de chaleur s’engagent en faveur de critères d’approvisionnement exigeants. Nous saluons l’engagement des candidates et candidats ayant signé notre charte en ce sens. »

Le bois-énergie représente aujourd’hui environ 35 % des énergies renouvelables en France. Après une phase d’expansion rapide, cette filière doit désormais amorcer un atterrissage nécessaire : mettre fin aux dérives observées ces dernières années et intégrer pleinement les exigences imposées par la crise climatique. Des enjeux qui restent encore largement ignorés par certains représentants de la filière [3].

[1] Cette charte est accessible sur le lien URL suivant : https://www.canopee.ong/wp-content/uploads/2026/03/charte-engagement-bois-energie-2026-canopee.pdf  

[2] Cette vidéo est visionnable sur le lien URL suivant : https://www.instagram.com/reel/DIT4UGVNq0G/?igsh=dmozY2R4ZjE4dWE2  

[3] Une note détaillant ces enjeux est disponible sur le lien URL suivant : Bois énergie : la fin de la frénésie – Canopée