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Chronologie du combat pour changer les pratiques de la multinationale Sylvamo
1,4 million de tonnes de bois par an : c’est ce que consomme l’usine de pâte à papier de Sylvamo à Saillat-sur-Vienne, en Haute-Vienne (87). Sur son site internet, la multinationale américaine affiche ses engagements environnementaux, partenariat avec le WWF à l’appui. Pourtant, sur le terrain, les coupes rases se poursuivent, y compris dans des forêts françaises abritant des espèces protégées.
Pour s’approvisionner en bois, Sylvamo s’appuie sur deux filiales : le Comptoir des Bois de Brive, spécialisée dans l’exploitation forestière, et Sylvamo Forêt Services, qui conseille les propriétaires forestiers. L’objectif de la campagne lancée par Canopée : pousser Sylvamo à mettre ses pratiques forestières en cohérence avec ses engagements environnementaux, et obtenir l’arrêt des coupes portant atteinte aux espèces protégées.

Chronologie de la campagne et de son impact 👇
15 Octobre 2026 : Canopée bloque l'entrée de l'usine Sylvamo et réclame des négociations urgentes
Pendant 5 heures, aucun camion n'entre dans l'usine, ce qui créé un bouchon géant
Le 15 octobre 2026, à 9 heures du matin, une vingtaine d’activistes de Canopée bloquent l’entrée de l’usine Sylvamo à Saillat-sur-Vienne. 5 personnes, dont Bruno Doucet, chargé de campagnes de Canopée, s’enchaînent à des blocs de béton déposés devant l’entrée – et refusent de quitter les lieux sans un engagement satisfaisant de la part des dirigeants de l’entreprise.
Canopée mène rarement des actions de ce type. Cette action intervient après de nombreuses demandes traditionnelles auprès de Sylvamo (voir les étapes précédentes sur cette page), et la destruction avérée par Sylvamo d’un gîte d’espèces protégées, en connaissance de cause.
Les demandes de Canopée sont simples : obtenir, de la part de Sylvamo, un engagement pour améliorer la transparence de son approvisionnement (publier la liste des parcelles à partir desquelles Sylvamo s’approvisionne) et cesser de s’approvisionner à partir de bois issu de forêts riches en biodiversité.
Rapidement, le blocage de l’usine provoque un bouchon géant : au moins 45 camions grumiers (camions de transport de bois) s’agglutinent devant l’entrée de l’usine.
Finalement, les dirigeants de l’entreprise, qui n’ont pu être joint que par téléphone, acceptent une négociation avec Canopée sur les deux revendications (transparence de l’approvisionnement et plan de sortie des coupes rases).
La date de cette réunion est fixée au vendredi 30 octobre, et le blocage est levé.
2 octobre 2026 : Canopée alerte la Ministre et porte plainte
Les échanges avec Sylvamo semblent être au point mort : nous activons de nouveaux leviers
Malgré nos multiples alertes, Sylvamo n’a pas revu ses pratiques – et l’entreprise a même récemment rasé le « Bois Chardet », malgré la présence avérée d’espèces protégées dans ce bois.
C’est pourquoi nous activons deux nouveaux leviers :
- Le 23 septembre 2026, nous faisons venir une commissaire de justice dans le « Bois Chardet ». Elle constate la destruction du vieux bouleau mort, gîte de Barbastelles (une espèce protégée de chauve-souris), pourtant référencé dans l’inventaire naturaliste transmis aux autorités par Canopée. Suite à son constat, nous déposons une plainte contre Sylvamo (accessible sur ce lien).
- Le 2 octobre 2026, nous alertons la Ministre en charge de l’environnement, Monique Barbut, sur la situation dans une lettre officielle co-signée par France Nature Environnement (accessible sur ce lien). Nous y demandons notamment à la Ministre « d’adresser une note à ses services afin que soit renforcée l’application du droit de la protection des espèces protégées et de leurs habitats lors des opérations d’exploitation forestière, en particulier les coupes rases ».
Juillet 2026 : Sylvamo passe en force
Sylvamo rase le "Bois Chardet", malgré les alertes sur le terrain
Détruire des habitats d’espèces protégées est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende.
Or le « Bois Chardet », situé sur la commune de Mourioux-Vieilleville, comporte plusieurs gîtes d’espèces protégées. Parmi eux : un vieux bouleau mort, criblé de loges de pics, et gîte de Barbastelles (une espèce protégée de chauve-souris). Ce gîte est décrit et cartographié dans le rapport naturaliste rédigé par Michel Barataud, spécialiste des chauve-souris.
Le 24 juin 2026, nous transmettons la liste des espèces détectées à Sylvamo, et demandons à l’entreprise de reporter la coupe, dans l’attente d’un dialogue avec les riverains et la meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité. Nous transmettons également les inventaires naturalistes à la Direction départementale des territoires (DDT), à la police de l’environnement (OFB) et aux services compétents de la région (DREAL).
Pourtant, Sylvamo décide de démarrer cette coupe.
Le 23 juillet 2025, Patrick Chevalier, bénévole de Canopée, se rend directement sur la coupe en compagnie de riveraines et de riverains, pour répéter l’alerte précédemment transmise par mail. France 3 raconte les échanges lors du journal télévisé diffusé le même jour.
Pourtant, le Comptoir des Bois de Brive décide de reprendre la coupe.
Une riveraine suit alors l’un des camions chargés de transporter le bois issu de la coupe : cette fois encore, la filature la mènera jusqu’à l’usine Sylvamo de Saillat-sur-Vienne.
Avril 2026 : Sylvamo prépare deux nouvelles coupes rases : nous demandons leur report…
… mais la réponse de Sylvamo est ambivalente
Fin mars 2026, nous apprenons que le Comptoir des Bois de Brive, filiale d’exploitation du groupe Sylvamo, prépare une nouvelle coupe rase sur la commune de Saint-Eloi, en Creuse.
Or la situation est particulièrement tendue sur cette commune, qui a vu disparaître plus de 20% de la surface de sa forêt en l’espace de 4 ans. De nombreuses petites coupes rases proches les unes des autres dégradent considérablement l’état du couvert forestier, comme on peut par exemple le constater sur cette image, prise au Montpigeaud (commune de Saint-Eloi) :

Le 1er avril 2026, nous faisons état de notre inquiétude à la direction de Sylvamo par mail. Un échange par mail s’engage entre Canopée et Sylvamo.
Dans la foulée, nous apprenons que le Comptoir des Bois de Brive prépare une seconde coupe rase dans la même zone, cette fois sur la commune de Saint-Sulpice-le-Guérétois, au lieu dit « Bois Chardet ». Deux inventaires naturalistes réalisés sur place (lire le premier et le second inventaire) révèle la présence de plusieurs gîtes de repos ou de reproduction d’espèces protégées, dont la présence d’un vieux bouleau mort criblé de trous de pics, gîte de Barbastelles, une espèce protégées de chauve-souris.
Le 26 juin 2026, au cours des échanges mail que nous menons avec Sylvamo, nous demandons également expressément à Sylvamo de reporter la coupe rase prévue au Bois Chardet.
Le 17 juillet 2026, le directeur du Comptoir des Bois de Brive nous fait part de la décision de Sylvamo : reporter la coupe prévue à Saint-Eloi (lieu-dit Laborie), et demander à la préfecture de la Creuse d’organiser une réunion de concertation avant le mois de septembre 2026 – mais, dans le même temps, maintenir la coupe rase prévue à Saint-Sulpice-le-Guérétois (lieu-dit Chardet).
Octobre 2025 : Sylvamo complice d'Alliance Forêts Bois
Sylvamo achète du bois issu d'une coupe sous haute tension malgré ses engagements environnementaux
En octobre 2025, Alliance Forêts Bois rase une forêt abritant 12 espèces protégées de chauve-souris, en présence de la préfète de la Creuse, de la gendarmerie et de plusieurs représentants d’entreprises de la filière forêt-bois.
Si cette coupe mobilise autant de monde, c’est parce qu’elle a beaucoup fait parler au cours des mois précédents, jusque dans les Ministères :
En juin 2025, nous apprenions qu’Alliance Forêts Bois, la plus grande coopérative forestière française, prévoyait de raser 6,5 hectares de forêt sur la commune de Mourioux-Vieilleville, en Creuse.
Canopée mène une campagne depuis plusieurs années pour faire évoluer les pratiques d’Alliance Forêts Bois (lire les étapes de cette campagne sur ce lien).
Michel Barataud, un naturaliste de renom, propose de réaliser bénévolement un inventaire dans cette forêt, afin d’identifier d’éventuelles espèces protégées. Il choisit de chercher en priorité la présence de chauve-souris. En l’espace d’une nuit, il identifie 12 espèces protégées de chauve-souris dans cette forêt.
Or la destruction d’espèces protégées est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende.
Soudainement, nous recevons l’alerte d’un riverain : la coupe semble commencer. Bruno Doucet, chargé de campagnes forêts françaises de Canopée, se rend sur place en urgence. La coupe a en effet débuté : Bruno s’interpose entre l’abatteuse et les arbres, pour informer le conducteur de l’abatteuse qu’il risque de détruire ces espèces :
Dans la foulée, nous transmettons les inventaires naturalistes à la police de l’environnement (OFB) et aux services responsables de la région (DREAL Nouvelle Aquitaine).
Lors d’un échange téléphonique avec Stéphane Viéban, le directeur d’Alliance Forêts Bois, il est convenu que la coupe est gelée quelques temps, afin de trouver une solution.
La situation est ensuite bloquée durant 4 mois. Alliance Forêts Bois refuse d’échanger avec nous à propos de cette coupe, et nous n’obtenons aucune nouvelle de la part de l’OFB ou de la DREAL. Le propriétaire de la parcelle nous accueille chez lui, mais nous menace de représailles en cas de nouvelle action sur la coupe.
Cette situation pose une question de fond : comment prendre en compte les espèces protégées lors de travaux forestiers ? Aucun inventaire naturaliste n’étant obligatoire avant les coupes, il arrive probablement souvent que des habitats d’espèces soient détruits, sans que cela ne soit connu. L’exemple de la coupe de Mourioux-Vieilleville est notamment discuté dans le cadre du groupe de travail ministériel « travaux forestiers et espèces protégées ».
Pourtant, en octobre 2025, la coupe reprend soudainement, sous haute surveillance policière. Notre vidéo de cet événement est vue plus de 1,5M de fois sur les différents réseaux sociaux de Canopée.
Dans un communiqué daté du 22 octobre 2025, Alliance Forêts Bois explique qu’une partie du bois a été vendu à « une papeterie régionale ».
Dans un mail du 30 octobre 2025, nous interrogeons alors Sylvamo pour savoir si l’entreprise a acheté du bois issu de cette coupe hautement problématique.
Sylvamo répond que ses « contrats commerciaux avec ses fournisseurs ne lui permettent pas de répondre à notre question ».
Deux bénévoles de Canopée suivent alors les camions venus chercher le bois issu de cette coupe. Cette filature les mène jusqu’à la papeterie Sylvamo de Saillat-sur-Vienne : c’est bien la multinationale américaine qui a acheté une partie du bois issu de cette coupe, en dépit des engagements environnementaux affichés sur son site.
Juin 2025 : Sylvamo balaye notre demande du revers de la main
Nous avions demandé à Sylvamo de ne pas raser le bois de Saint-Yrieix
En avril 2025, nous avions formulé une demande simple et concrète auprès du Comptoir des Bois de Brive, filiale d’exploitation de Sylvamo : ne pas raser la forêt de Saint-Yrieix-les-Bois.
Notre visite de cette forêt avait démontré qu’il s’agissait d’une forêt en bonne santé, sur sols profonds, et qu’une coupe rase était injustifiée.
De son côté, la Direction Départementale des Territoires (DDT) de la Creuse avait demandé, dans un courrier adressé au Comptoir des Bois de Brive et dont nous avons pu prendre connaissance, de ne pas couper entre le 1er mars et le 31 août (en période de nidification des oiseaux).
Pourtant, le 15 juin 2025, nous apprenons que cette coupe a bien eu lieu.
Bruno Doucet, chargé de campagnes forêts françaises de Canopée, se rend sur place. Il constate que si les travaux semblent avoir été revus (l’ensemble des 12,5 hectares n’a pas été rasé), plusieurs zones de la forêt ont été passées en coupe rase, et les autres zones en coupe forte. Les travaux de coupe ont été réalisés pendant la période de nidification des oiseaux :
Juin 2025 : Les alertes se multiplient
Des dizaines de coupes rases dont Sylvamo est responsable nous parviennent
Depuis la première découverte d’une coupe rase menée par le Comptoir des Bois de Brive, filiale d’exploitation de Sylvamo, sur la commune de Chamberet en février 2025, de nombreux signalement de coupes rases nous parviennent.
Nous documentons une cinquantaine de coupes rases réalisées par la filiale d’exploitation de Sylvamo : en grande majorité des coupes rases de forêts feuillues en Limousin, Périgord et dans le centre de la France.
L’une de ces coupes attire tout particulièrement notre attention : la coupe rase du bois de Savennes, en Creuse. Il s’agit d’une coupe dite « de transformation » : une forêt mélangée de feuillus divers, issue d’un accru agricole et pas ou peu gérée pendant une soixantaine d’années, a été rasée pour faire de la place à une nouvelle plantation de douglas. Une partie des souches a été arrachée du sol pour être « mis en andains », c’est à dire empilés sur la parcelle. C’est l’exemple du type de coupes que l’Union européenne cherche à interdire, à cause de leur fort impact sur les milieux naturels.
Bruno Doucet, chargé de campagnes forêts françaises de Canopée, se rend sur place. Il découvre qu’un cours d’eau semble également avoir été traversé par les engins forestiers, ce qui pourrait constituer une infraction. Il filme des espèces protégées qui se trouvent dans ce cours d’eau, et qui sont menacées par la brutale mise en lumière du cours d’eau.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de Canopée, nous interpellons expressément Sylvamo, pour leur demander une nouvelle fois de mettre fin à ces pratiques :
Avril 2025 : Une demande concrète de Canopée à Sylvamo
Nous apprenons que Sylvamo prévoit une nouvelle coupe rase en Creuse
Grâce à des informateurs de terrain, nous apprenons que le Comptoir des Bois de Brive (CBB), filiale d’exploitation de Sylvamo, prévoit une nouvelle coupe rase en Creuse. Cette fois, le CBB compte raser 12,5 hectares d’une belle forêt de chênes, de hêtres, de charmes, de châtaigniers, de bouleaux et de trembles sur la commune de Saint-Yrieix-les-Bois.
Il est rare d’apprendre à l’avance qu’une coupe rase se prépare. Bruno Doucet, chargé de campagnes forêts françaises de Canopée, en profite pour visiter cette forêt en compagnie d’un expert forestier, afin d’établir un état des lieux. L’idée : comprendre si cette forêt est condamnée, par exemple par des dépérissements massifs, et si une coupe rase est justifiée.
Au cours de cette visite, dont les principaux éléments sont relatés dans cette vidéo, il apparaît que la forêt est en excellente santé, que les sols sont profonds et fertiles, et que l’ambiance forestière est maintenue : il n’y a aucune raison de raser cette forêt.
Dans un courrier de la Direction Départementale des Territoires (DDT) que nous nous sommes procurés, on apprend que la DDT déconseille au CBB de réaliser la coupe entre mars et août, c’est à dire durant la période de nidification des oiseaux. Le courrier indique en effet : « Les travaux d’exploitation devront être réalisés de préférence en dehors de la période de reproduction des oiseaux (1er mars au 31 août) ».
Le 30 avril 2025, nous envoyons un mail au Comptoir des Bois de Brive pour leur demander de ne pas réaliser la coupe rase prévue, et d’ouvrir un dialogue avec nous pour réfléchir à des modalités d’exploitation alternatives.
Mars 2025 : Sylvamo récidive
A peine un mois après les engagements de Sylvamo, une nouvelle coupe rase problématique
Les engagements de Sylvamo en faveur d’une meilleure gestion forestière ont été pris il y a moins d’un mois. Pourtant, nous recevons déjà une nouvelle alerte concernant une coupe rase dont Sylvamo est responsable en Limousin.
Cette fois, une quinzaine d’hectares de feuillus mélangés, âgés de 60 à 80 ans, ont été rasés sur la commune de Châtelus-le-Marcheix, en Creuse. Cette forêt se situe sur un site touristique : la Vallée du Thaurion.
Bruno Doucet, chargé de campagnes pour les forêts françaises de Canopée, se rend sur place. A son arrivée, un rassemblement spontané de riverains se forme sur la coupe : rapidement, une soixantaine de personnes sont présentes et expriment leur désarroi face à cette coupe.
France 3 Limousin se rend sur place et publie, le soir-même, un reportage au journal télévisé de 20 heures :
Dans cette émission, le directeur des Comptoirs des Bois de Brive, filiale de Sylvamo, explique : « Il faut trouver des solutions acceptables pour tout le monde. Nous échangeons avec les associations de protection de la forêt pour progresser dans nos pratiques »
Pourtant, aucune proposition de solution nouvelle n’est apportée par Sylvamo.
19 février 2025 : Une première rencontre…
… appréciable dans sa forme, mais décevante sur le fond
Le 19 février 2025, nous nous rendons à Millevaches, en Corrèze, dans les locaux du Parc Naturel Régional de Millevaches.
Au programme : une rencontre avec trois représentants de Sylvamo et de sa filiale d’exploitation, les Comptoirs des Bois de Brive, pour comprendre ce qui a mené à la coupe rase sur la commune de Chamberet, découverte quelques jours plus tôt. Des représentants du label PEFC, de la Direction Départementale des Territoires (DDT) et de la police de l’environnement (OFB) sont également présents.
Au cours de cette réunion, Sylvamo répond à nos demandes de changement de pratiques en proposant de prendre trois engagements :
- Appliquer le cahier des charges PEFC sur tous ses chantiers dans les forêts feuillues, sur le PNR Millevaches ;
- Adhérer à la charte de bonnes pratiques du PNR Millevaches ;
- Ne pas couper à moins de 10 mètres des cours d’eau dans les PNR.
Contrairement à d’autres entreprises, comme Alliance Forêts Bois, qui rejettent en bloc nos demandes de rencontre, Sylvamo accepte le dialogue, ce qui est appréciable. En revanche, les engagements proposés sont très décevants. Par exemple, le cahier des charges du label PEFC permet des coupes rases allant jusqu’à 10 hectares, ce qui reste très impactant pour les peuplements concernés.
Nous faisons part de ces remarques à Sylvamo, et maintenons nos demandes de révision des pratiques de cette entreprise.
13 février 2025 : La découverte
Nous découvrons Sylvamo suite au ravage d'une forêt riche en biodiversité en Corrèze
Début février 2025, nous recevons une alerte : plus de 15 hectares d’une vielle forêt auraient été rasés sur la commune de Chamberet, en Corrèze, dans une zone riche en biodiversité… et la coupe serait encore en cours.
Bruno Doucet, chargé de campagnes forêts françaises de Canopée, se rend sur place et découvre non seulement une coupe rase de 16 hectares, en pente, mais aussi une centaine de riverains en colère :
Une fois sur place, nous apprenons que des pics noirs, une espèce protégée, auraient été entendus dans cette parcelle par des employées et employés du Parc Naturel de Millevaches avant la coupe.
Sur les piles de bois disposées le long de la route, nous apercevons les mentions « PEFC » et « FSC », deux labels censés garantir le caractère « durable » de la gestion forestière dont les bois sont issus.
Nous publions une vidéo de cette coupe, qui sera vue plus d’un million de fois sur les réseaux sociaux de Canopée.
Dans la foulée, plusieurs médias relatent nos alertes : c’est le cas du journal de la presse quotidienne régionale La Montagne, et de France 3.
Le 17 février 2025, nous envoyons un e-mail à la direction de Sylvamo, pour leur demander de mettre fin à cette coupe et de nous rencontrer.
Dans un courrier du 19 février 2025, Stéphane Corée, le directeur des Comptoirs du Bois de Brive (CBB), la filiale d’exploitation de Sylvamo, indique que « le CBB a demandé au Parc Naturel Régional de Millevaches d’organiser une réunion afin de clarifier les travaux et de répondre à toutes questions. Cette réunion est prévue pour le 19 mars.


